vendredi 30 mars 2007

Un crime improbable, une condamnation injuste


Albert Camus est né en 1913 à Mondovi en Algérie. Il est auteur d’essais, de romans et de pièces de théâtre, et reçoit en 1957 le Prix Nobel de littérature. Il meurt en 1960 dans un accident de voiture.
L’étranger trace l’histoire d’un homme, Mersault, habitant d’Alger. Dès le début du roman il perd sa mère, et n’en est pas tellement affecté. Il reprend normalement le cours de sa vie qui apparait banale, jusqu’au jour où, emporté par son élan, il tue un homme et se retrouve entre les mains de la justice. Et ce crime va le conduire à la guillotine.
Albert Camus a su rester dans une écriture sobre, simple en gardant le plus important, ce qui nous permet de suivre l’histoire sans nous perdre dans des phrases interminables. De plus, le héros de l’œuvre, Mersault, apparait au début comme tellement banal en apparence que chacun peut se reconnaitre à travers lui, malgré certains points où on a du mal à le comprendre. Grace à ceci, le triste sort qui l’attend nous paraît injuste car à travers les lignes précédentes, on sait qu’il n’a pas pu agir volontairement. Ce livre, comme d’autres, amène donc à la dénonciation et permet de nous faire réagir, tout en restant plaisant à lire.

Aline Defossez

On ne renonce jamais


Valérie Guignabodet a débuté dans la réalisation par des scénarios pour le petit écran. Elle se lance par la suite dans le cinéma et réalise en 2006 Danse avec lui. Ce film raconte l’histoire d’une jeune femme, Alexandra (jouée par Mathilde Seigner), qui, victime d’une terrible chute lors d’un concours de saut d’obstacle et de la perte de son mari, essaye de se reconstruire. Elle trouve un jour, par hasard, un ancien centre équestre où elle va rencontrer un vieil homme (interprété par Sami Frey) qui va lui redonner goût à l’équitation. Il va lui apprendre à ne jamais renoncer.
Ce film, tout en restant dans un scenario simple, transmet beaucoup d’émotions, en partie à travers de magnifiques scènes où seule la nature domine et donne une impression de liberté. On sent que les acteurs sont complètement impliqués dans leur rôle, et on arrive à partager leur histoire. Celle-ci sort des habituels scenarios que l’on rencontre souvent et nous apprend à ne jamais renoncer à nos rêves. Passionné ou non d’équitation, ce film est fait pour tous.

Aline Defossez

dimanche 25 mars 2007

La descente de l'ainé


L’Ainé est le second livre de l’Héritage écrit par Christopher Paolini. On y retrouve Eragon et saphira, sa dragonne, sortant juste de la chanceuse victoire de Farthen Dûr où ils ont combattus Durza, l’ombre, et ces hordes d’Urgals. Eragon souffre horriblement de sa blessure dans le dos infligée par l’épée de Durza et il doit continuer son apprentissage de dragonnier auprès de L’estropié qui est tout. Ce dernier se trouve à Ellesméra en pays elfe. Il sera accompagnié par Aria. Pendant ce temps, Murtagh, nouveau meilleur ami d’Eragon, avec l’aide des vardens, peuple défiant l’autorité de Galbatorix le tyran de l’Alagaêsia, tuent les derniers urgals survivants de la bataille, mais le grand roi vardens, Ajihad, et Murtagh n’ont pas le temps de savourer la victoire car ils sont attaqués par des urgals qu’ils croyaient morts. Ajihad, semblant pourtant prêt à une grande destinée est tué et Murtagh est fait prisonnier. A Carvahall, Roran, le cousin d’Eragon essaie de préparer la défense de cette dernière attaqué par l’empire et les Ra’zacs. Ainsi débute la dure et triste histoire de L’Ainé où l’on verra la plus grande partie de l’apprentissage d’Eragon et le deuil de son oncle, de Brom mort pour le sauver et de Murtagh qui d’après Eragon a été aussi tué et torturé par les urgals, ainsi que l’odyssée de Roran.
Ce second volet est beaucoup plus sombre que le premier. On y retrouve tous ce qui a fait la gloire d’Eragon. L’apparition de deux nouveaux dragons rendra l’histoire plus intéressante.
L’histoire devient plus compliqué que le premier livre car on suit trois destins : celui d’Eragon, de Roran et des vardens qui migrent au Surda. Dans ce volume, on a plus l’impression que Roran par ces exploits vole la vedette à Eragon. Ce dernier suit une formation plutôt ennuyeuse et monotone. Par contre les derniers chapitres sont beaucoup plus intéressants et la totalité de l’action se passe à ce moment précis. L’Ainé est donc un bon livre fantastique mais il n’arrive pas à la hauteur du premier opus et laisse quelques déceptions par rapport au premier livre.
geoffrey

L'envolé d'Eragon


Eragon est un livre fantastique et merveilleurx écrit par Christopher Paolini. Il est le premier tome de la trilogie de l’Héritage. L’histoire débute dans les montagnes bordant le petit village de Carvahall en Alagaêsia. Un jeune garçon de ferme,Eragon, est parti chasser dans le but de nourrir sa famille. Sur la Crêtes, le nom de la montagne, il découvre une belle pierre bleue apparue près lui. IL l’emporte en espérant pouvoir la vendre. Chez son oncle et son cousin, étant les derniers membres de sa famille, la pierre qui est un œuf de dragon, éclot. A partir de ce point, naîtra une grande amitié entre la dragonne et lui. Mais sa joie est de courte durée, le village est attaqué par deux Ra’zacs, immondes créatures d’une force surpuissante et d’un grand pouvoir. Son oncle se fait tuer et sa ferme incendiée. Eragon est emmené par Brom, vieux conteur du village, dont personne ne connaît le passé. Ce dernier aidera Eragon à se venger et à accomplir son destin : devenir dragonnier et libéré l’empire de la tyrannie de Galbatorix qui a profité de ses pouvoirs de dragonniers pour détruire tous les autres dragonniers et mettre mains basses sur l’Alagaêsia..
Ce livre est un mélange d’actions, de réflexions et de sentiments. On y trouve une nouvelle facette sur les dragons. D’habitude ces derniers sont inspirés par la destruction et le sang. Dans ce livre, on les retrouve (presque tous) du côté des héros donnant une nouvelle manière de penser a ces derniers. Ce livre est le début d’une grande trilogie. Il est difficile de s’arrêter de lire ce livre lorsqu’on a lu les trois premiers chapitres. Seul ceux qui ont horreurs du fantastique ou du merveilleux peuvent trouvé des défauts. Un livre à lire absolument.
Geoffrey

Une vie pour dénoncer


Azouz Begag est un écrivain d’origine algérienne, né en France en 1957. Il a obtenu son doctorat en économie de l’université de Lyon, et a aujourd’hui deux activités : sociologue et romancier. Il a publié une vingtaine de livres, qui, le plus souvent traitent des problèmes que doivent affronter les jeunes maghrébins. Il met en valeur cette culture à travers ses ouvrages.
L’histoire de Quand on est mort c'est pour toute la vie, est celle de Amar, un jeune algérien, qui souffre de la mort de son frère Mourad, assassiné par un chauffeur de taxi alors qu’il partait pour San Francisco. Cet événement va remettre en question sa vision de sa vie en France, et le faire repartir en Algérie, dans le but de retrouver ses racines. Mais il remarque vite que son pays natal a beaucoup changé et qu’il ne se sent plus vraiment algérien.
Ce livre n’est pas seulement là en tant que tel, mais bel et bien là pour dénoncer le racisme qu’il peut parfois exister vis-à-vis de ces jeunes maghrébins. Il joue un rôle auprès de l’opinion publique et peut faire changer les mentalités. De plus, la vie et les sentiments d’Amar sont partagés avec le lecteur par cette narration particulière à la première personne. On se sent donc immédiatement plus proche de ce personnage. On peut cependant trouver quelques défauts à cet ouvrage lors de certains passages qui s’éternisent et par l’absence de traduction de quelques mots. Ce livre est fait pour tous les lecteurs et se lit très facilement.


Aline Defossez